Nancy–Contrexéville : les nouveaux rails arrivent sur une ligne appelée à rouvrir
La pose des rails a débuté en octobre sur la ligne Nancy–Contrexéville. La Région Grand Est annonce un chantier de 150 millions d’euros portant sur 75 kilomètres de voies et la desserte de 12 gares. L'exploitation future reste à distinguer de l'avancement des travaux.

À Ceintrey, en Meurthe-et-Moselle, les acteurs du chantier Nancy–Contrexéville se sont réunis le 21 octobre pour marquer une nouvelle étape : les premières sections de voies neuves sont en cours de pose. La Région Grand Est annonce que 200 personnes travaillent actuellement sur ce chantier de rénovation ferroviaire.
Le projet doit remettre en service une liaison traversant notamment Nancy, Mirecourt, Vittel et Contrexéville. Mais la présence de rails ne signifie pas encore que les trains réguliers circulent sur toute la ligne modernisée : elle marque une phase de réalisation de l’infrastructure.
Que comprend le chantier ?
La Région chiffre l’opération à 150 millions d’euros pour 75 kilomètres de ligne et douze gares desservies. Le programme prévoit la pose d’environ 150 kilomètres de rails, le remplacement de près de 120 000 traverses et des travaux sur les ouvrages, les gares, la signalisation et les passages à niveau.
Sur ce dernier point, l’exécutif régional indique que 21 passages à niveau doivent être fermés et que 43 autres feront l’objet d’aménagements et d’automatisation. L’objectif est d’adapter un ancien itinéraire aux contraintes de sécurité d’une desserte voyageurs moderne.
Le renouvellement des voies est assuré notamment par TSO, filiale du groupe NGE. Des travaux portent également sur la plateforme et le ballast, qui stabilise la voie et répartit les efforts des trains.
Quel service est envisagé pour les voyageurs ?
La Région prévoit à terme quatorze allers-retours par jour entre Nancy et Contrexéville, avec un temps de trajet annoncé d’environ une heure et dix minutes. Elle évoque un potentiel de 550 000 voyageurs par an.
Ces chiffres correspondent à des objectifs du projet, et non à une fréquentation déjà observée. Les conditions concrètes de circulation, la fréquence effectivement assurée et la date définitive d’ouverture devront être revérifiées lorsque les horaires contractuels et commerciaux seront publiés.
Un rapport du Sénat consacré à la concurrence ferroviaire décrit un modèle associant gestion de l’infrastructure et exploitation, confié par la Région à un groupement comprenant NGE, la Banque des Territoires et Transdev. Il mentionne une mise en exploitation envisagée en 2028. Cette date demeure une perspective documentaire qui doit être confrontée au calendrier actualisé du chantier.
Des emplois avant même la réouverture
La Région estime que le chantier pourra mobiliser jusqu’à 300 personnes et affiche un objectif de 10 % de postes en insertion professionnelle. Elle signale également une campagne visant à recruter 24 conducteurs et précise que le futur site de maintenance de Mirecourt doit accueillir environ 65 salariés permanents à terme.
Pour le territoire, l’enjeu ne se limite donc pas au trajet Nancy–Contrexéville : le chantier associe travaux ferroviaires, emplois locaux et possibilité de déplacements alternatifs à la voiture. La réalité de ces effets dépendra toutefois des recrutements effectivement réalisés et de la fréquentation après ouverture.
Sources et références
- Région Grand Est, « Nancy–Contrexéville : le retour du train prend forme », 21 octobre 2026
- Sénat, rapport sur les finances publiques et la concurrence ferroviaire, 2026
- ConstructionBTP, « Les premiers rails de la ligne Nancy–Contrexéville sont posés », 23 octobre 2026



