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Manifestations du 31 octobre : 320 000 participants selon l'Intérieur, 779 interpellations sur la journée et la nuit

Le ministère de l'Intérieur a publié dimanche 1er novembre 2026 son bilan de la mobilisation du samedi 31 octobre. Il compte 320 000 participants dans 291 actions, dont 70 000 à Paris. Les organisateurs revendiquent davantage de participants. Le chiffre de 779 interpellations recouvre également la soirée d'Halloween : il ne s'agit pas d'un total d'interpellations dans les seuls cortèges.

Manifestants photographiés à Paris pendant le cortège du 31 octobre 2026, vers 16 h 57. Cette scène ne représente ni toutes les manifestations en France ni les interpellations de la nuit. Photo FreCha / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 ; recadrée en 16:9.
Manifestants photographiés à Paris pendant le cortège du 31 octobre 2026, vers 16 h 57. Cette scène ne représente ni toutes les manifestations en France ni les interpellations de la nuit. Photo FreCha / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 ; recadrée en 16:9. Photo : FreCha · CC BY-SA 4.0, recadrage éditorial.

Un bilan en baisse malgré deux estimations différentes

Le ministère de l'Intérieur recense 320 000 personnes le 31 octobre, soit 22 % de moins que les 410 000 du 24 octobre selon sa série statistique. Le 17 octobre, son comptage atteignait 550 000 personnes. Le nombre d'actions recensées est toutefois passé de 289 à 291 entre le 24 et le 31 octobre : davantage de cortèges n'implique donc pas davantage de manifestants.

Pour Paris, les autorités donnent 70 000 personnes, contre 110 000 le 24 octobre. Le Monde rapporte que l'intersyndicale de jeunesse avance environ 200 000 à Paris et près de 500 000 en France le 31 octobre. Aucune méthode commune ne permet ici de fusionner ces deux mesures. Les chiffres doivent être présentés avec leurs auteurs, leur date et leur périmètre.

Les revendications relayées par plusieurs médias portent notamment sur les moyens de l'enseignement, la vie chère et les choix gouvernementaux. Ce bilan concerne les manifestations du samedi, et non un rassemblement qui aurait déjà eu lieu lundi 2 novembre.

Pourquoi les 779 interpellations ne décrivent pas les cortèges seuls

Le communiqué officiel est consacré à la journée du 31 octobre et à la nuit d'Halloween. Le communiqué détaille 565 interpellations au 31 octobre à 21 heures, puis 214 après cette heure, soit 779 sur l'ensemble de la période. Une interpellation n'est pas une condamnation ; il serait trompeur d'attribuer automatiquement les 214 dernières aux manifestants.

Le ministère indique aussi 116 policiers et gendarmes blessés avant 21 heures puis 43 dans la soirée, 40 000 contrôles sur les routes et les axes ferroviaires, 36 commerces dégradés et trois pillés. Ces données émanent de son bilan administratif. Elles ne constituent ni des jugements rendus ni des faits imputables collectivement à tous les participants.

Les autorités disent que les cortèges autorisés ont généralement pu aller à leur terme, tout en dénonçant des groupes violents en fin de défilé. Des journalistes ont décrit des tensions lors des dispersions à Paris et dans d'autres villes. Ces deux observations peuvent être rapportées sans faire disparaître la distinction entre mobilisation pacifique et incidents.

Les nouveaux appels pour la semaine ne sont pas des faits accomplis

Des organisations lycéennes, étudiantes et syndicales appellent à des actions les mardi 3 et jeudi 5 novembre, tandis qu'une journée nationale de grève et de manifestations est annoncée jeudi 5 novembre. Au matin du 2 novembre, rien ne permet de chiffrer à l'avance la participation ni de dresser une liste fiable de fermetures.

Les élèves, parents, salariés et usagers des transports doivent se référer aux communications de leur établissement ou de leur opérateur. Un appel national peut être significatif sans suffire à prouver qu'une école ou un service précis sera fermé.

Sources

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