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Études de santé : les candidatures à l'allocation de 1 200 € ouvrent ce 2 novembre

Les candidatures au contrat d'engagement de service public (CESP) sont ouvertes à compter du lundi 2 novembre 2026 pour l'année universitaire 2026-2027. Ce dispositif apporte un soutien financier pendant les études à des futurs professionnels de santé qui acceptent, en contrepartie, d'exercer ensuite dans des territoires où l'accès aux soins est difficile. Le montant affiché est 1 200 euros bruts par mois, et non 1 200 euros nets garantis.

Façade de l'ancienne faculté de médecine de Paris, aujourd'hui siège de l'université Paris-Cité, photographiée le 4 octobre 2024. Photographie d'archive illustrant les études de santé en France : elle ne représente ni des candidats au CESP ni une procédure d'inscription en novembre 2026. RT59RC / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Recadrage éditorial au format 16:9.
Façade de l'ancienne faculté de médecine de Paris, aujourd'hui siège de l'université Paris-Cité, photographiée le 4 octobre 2024. Photographie d'archive illustrant les études de santé en France : elle ne représente ni des candidats au CESP ni une procédure d'inscription en novembre 2026. RT59RC / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Recadrage éditorial au format 16:9. Photo : RT59RC · CC BY-SA 4.0, recadrage éditorial.

L'ouverture des candidatures est confirmée par Service Public dans sa communication datée du 26 octobre 2026. Elle ne signifie pas que tous les candidats seront retenus : des commissions examinent les dossiers et le contrat impose un engagement professionnel contraignant. Un arrêté du 16 octobre, publié au Journal officiel du 20 octobre, précise les modalités.

Qui peut demander cette allocation ?

Le CESP concerne quatre filières de santé : médecine, chirurgie dentaire (odontologie), formation de sage-femme (maïeutique) et pharmacie. L'étudiant doit avoir validé au moins sa première année et poursuivre un cursus éligible. Le parcours de pharmacie industrielle est explicitement exclu des candidatures.

Certaines personnes titulaires d'un diplôme de santé obtenu hors de l'Union européenne et de l'Espace économique européen peuvent également accéder au dispositif, si elles sont autorisées à effectuer en France un parcours de consolidation des compétences en médecine ou en odontologie. Les conditions exactes figurent dans les textes réglementaires.

Cette aide n'est pas une bourse sociale classique attribuée à tout étudiant répondant à un seuil de revenus. Elle repose sur un contrat assorti d'obligations de formation, d'assiduité et d'exercice à venir. La sélection repose notamment sur les résultats universitaires et la cohérence du projet professionnel.

Ce que signifient réellement les 1 200 euros

Les signataires retenus peuvent percevoir 1 200 euros bruts par mois durant la période prévue par leur contrat. Le montant n'est pas un salaire net de 1 200 euros, ni une prime unique à l'inscription. Un candidat non sélectionné ne reçoit pas l'allocation simplement parce qu'il a rempli le formulaire.

La contrepartie est centrale : après sa formation, le bénéficiaire doit exercer dans un territoire où l'offre de soins est insuffisante ou l'accès aux soins difficile. La durée doit correspondre à la période de perception de l'aide, avec un minimum de deux ans, même lorsqu'une allocation a été perçue moins longtemps. Ces principes sont explicités par Service Public.

Les agences régionales de santé (ARS) définissent et révisent les zones éligibles. L'intéressé doit indiquer ses préférences de lieux d'exercice avant la fin de sa formation ; il peut proposer jusqu'à cinq lieux par ordre de préférence, mais l'ARS examine ces choix en fonction des besoins des territoires et de la spécialité. Il ne dispose donc pas d'une liberté d'installation sans condition.

Comment déposer un dossier à partir du 2 novembre ?

Le dépôt s'effectue sur le portail national CESP, dont Service Public confirme l'ouverture à compter du 2 novembre pour 2026-2027. Il faut notamment préparer une pièce d'identité valide, un certificat de scolarité, une lettre de motivation décrivant le parcours et le lieu d'exercice envisagés, des relevés de notes adaptés à l'année d'études, un justificatif de sécurité sociale et un relevé d'identité bancaire. La liste détaillée dépend du profil du candidat.

Des commissions de sélection interviennent dans chaque unité de formation et de recherche concernée. Elles peuvent étudier le projet lors d'un entretien ; certains candidats peuvent en être dispensés selon les modalités de pré-évaluation. Il ne faut donc pas interpréter « candidatures ouvertes » comme « contrats automatiquement accordés ».

Les dates limites peuvent dépendre de la faculté. À titre d'exemple local et non national, l'université de Lille indique le vendredi 6 novembre 2026 comme échéance pour son dépôt complémentaire. Cette date ne doit pas être appliquée aux autres universités sans vérification. Les candidats doivent consulter les instructions de leur établissement et la plateforme nationale, surtout avant tout envoi de document.

Quelles obligations en cas de signature ?

Le suivi ne s'arrête pas au versement mensuel. Les signataires doivent poursuivre leurs études, respecter les obligations de formation et exercer ensuite dans une zone considérée comme insuffisamment dotée. L'ARS est chargée de vérifier le respect de l'engagement. Si le bénéficiaire rompt son contrat, la résiliation peut imposer le remboursement des sommes perçues.

Les étudiants doivent donc comparer l'avantage immédiat avec la durée et la localisation de leur futur exercice. La mesure cherche à attirer des professionnels dans des territoires confrontés à des difficultés d'accès aux soins ; elle ne garantit, à elle seule, ni une installation supplémentaire dans chaque commune ni une amélioration immédiate du nombre de médecins.

Sources et état de l'information au 2 novembre

Le calendrier, le périmètre des formations, le montant brut, la durée d'exercice et les pièces du dossier reposent principalement sur l'article officiel de Service Public, publié le 26 octobre 2026, et sur l'arrêté du 16 octobre paru au Journal officiel le 20 octobre. Le calendrier a également été repris par Santé Matin le 1er novembre. L'exemple d'échéance de Lille provient de sa faculté de médecine.

Le 2 novembre désigne l'ouverture du dépôt des candidatures : ni le nombre de contrats attribués, ni les montants versés à des candidats précis ne sont établis par cette seule annonce.

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