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Épargne : les nouveaux dépôts à terme des ménages atteignent 2,53 % sur deux ans ou moins

La Banque de France a publié le lundi 2 novembre 2026 ses statistiques sur les dépôts bancaires de septembre. Les nouveaux dépôts à terme des ménages d'une durée maximale de deux ans ont été rémunérés en moyenne à 2,53 %, contre 2,42 % en août. Cette progression décrit des contrats réellement souscrits pendant le mois étudié : elle n'annonce ni un nouveau taux réglementé ni une offre accessible automatiquement dans toutes les banques.

Entrée de la Banque de France à Paris, photographiée le 14 janvier 2025 par Boubloub. Photographie d'archive illustrant l'institution qui publie les statistiques, sans montrer de dépôt bancaire ni les contrats de septembre 2026. Image CC0, Recadrage éditorial.
Entrée de la Banque de France à Paris, photographiée le 14 janvier 2025 par Boubloub. Photographie d'archive illustrant l'institution qui publie les statistiques, sans montrer de dépôt bancaire ni les contrats de septembre 2026. Image CC0, Recadrage éditorial. Photo : Boubloub · CC0, recadrage éditorial.

Une hausse sur les nouveaux dépôts à terme

Selon la publication statistique de la Banque de France du 2 novembre, les ménages ont conclu en septembre de nouveaux dépôts à terme d'une durée inférieure ou égale à deux ans pour environ 14 milliards d'euros. Leur rémunération moyenne s'établit à 2,53 %, soit 0,11 point de pourcentage de plus qu'en août (2,42 %). Sur les nouveaux dépôts à terme de plus de deux ans, le taux moyen atteint 3,06 %, après 2,90 % en août, pour environ 2 milliards d'euros de nouveaux contrats.

Un dépôt à terme consiste à placer une somme pendant une durée définie, selon des conditions contractuelles de rémunération et de disponibilité des fonds. Les chiffres de la Banque de France agrègent des contrats de plusieurs établissements. Ils ne disent donc pas qu'un épargnant peut obtenir exactement 2,53 % aujourd'hui, ni qu'il doit immobiliser son argent pour une durée particulière.

Les dépôts déjà détenus ne suivent pas la même mesure

La même étude donne une autre statistique : le taux moyen de rémunération de l'ensemble des dépôts bancaires des ménages, calculé sur les encours existants, reste à 1,30 % en septembre, exactement comme en août. Cette catégorie comprend notamment des dépôts à vue, livrets et dépôts à terme. La Banque de France évalue leurs encours à environ 1 880 milliards d'euros pour les ménages.

Il serait trompeur d'opposer directement 1,30 % et 2,53 % comme s'il s'agissait de deux offres comparables. Le premier chiffre est la moyenne de rémunérations constatées sur l'ensemble d'une épargne déjà déposée ; le second concerne uniquement de nouveaux contrats à terme d'une certaine durée. La méthodologie officielle précise que le taux apparent des encours rapporte les intérêts courus à l'encours moyen du mois.

Les entreprises enregistrent aussi une progression

Les sociétés non financières voient le taux moyen de leurs nouveaux dépôts à terme de plus de deux ans passer de 3,08 % en août à 3,45 % en septembre, soit une hausse de 37 points de base. Les nouveaux dépôts à terme à deux ans ou moins passent de 2,49 % à 2,64 %. Ces niveaux sont propres à la trésorerie des entreprises et ne doivent pas être utilisés pour décrire le rendement moyen offert aux ménages.

Le média spécialisé Économie Matin a également relevé le 2 novembre cette augmentation des contrats longs des entreprises, en distinguant les nouveaux placements des sommes déjà déposées. Les deux lectures concordent sur le niveau de 3,45 % et sur la comparaison avec août.

Ce que ces chiffres ne permettent pas de conclure

Cette publication du 2 novembre porte sur le mois de septembre 2026, pas sur les offres disponibles au guichet le 3 novembre. Les données de septembre sont provisoires, celles d'août ont été révisées. La rémunération brute observée ne fournit pas à elle seule le gain net d'impôt et ne renseigne pas sur les éventuelles pénalités de retrait avant échéance.

Avant de choisir un produit, il faut examiner le taux contractuel proposé, la durée de blocage, les modalités de sortie et les conditions fiscales correspondantes. Aucune de ces vérifications individuelles ne peut être remplacée par une moyenne statistique nationale.

Sources

Dans la rubrique Épargne et dépôts bancaires :

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