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Commerce extérieur : le déficit français se creuse à 7,3 milliards d'euros en septembre

La France a importé davantage de marchandises qu'elle n'en a exporté en septembre 2026. Selon les données rendues publiques vendredi 6 novembre par la Direction générale des douanes et droits indirects, les importations se sont élevées à 62,655 milliards d'euros et les exportations à 55,341 milliards. L'écart représente un déficit commercial de 7,314 milliards d'euros, contre 5,972 milliards en août. Le chiffre d'août est révisé et ne doit pas être comparé à une ancienne estimation non corrigée.

Porte-conteneurs et portiques du grand port maritime du Havre, photographiés le 20 août 2021 par Bálint Gyt. (Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0). Photographie d'archive illustrant le transport maritime, sans lien avec un chargement précis ni avec les statistiques de septembre 2026. Recadrage éditorial 16:9.
Porte-conteneurs et portiques du grand port maritime du Havre, photographiés le 20 août 2021 par Bálint Gyt. (Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0). Photographie d'archive illustrant le transport maritime, sans lien avec un chargement précis ni avec les statistiques de septembre 2026. Recadrage éditorial 16:9. Photo : Bálint Gyt. · CC BY-SA 4.0, recadrage éditorial.

Un déficit commercial plus important malgré des exportations en hausse

La France a importé davantage de marchandises qu'elle n'en a exporté en septembre 2026. Selon les données rendues publiques vendredi 6 novembre par la Direction générale des douanes et droits indirects, les importations se sont élevées à 62,655 milliards d'euros et les exportations à 55,341 milliards. L'écart représente un déficit commercial de 7,314 milliards d'euros, contre 5,972 milliards en août. Le chiffre d'août est révisé et ne doit pas être comparé à une ancienne estimation non corrigée.

Le déficit mensuel s'est ainsi dégradé de 1,342 milliard d'euros. Les importations ont gagné près de 2,4 milliards sur le mois, contre un peu plus d'un milliard pour les exportations. La hausse des ventes françaises à l'étranger ne suffit donc pas à compenser celle des achats. Ces résultats portent sur les échanges de biens, et non sur l'ensemble des activités économiques françaises à l'international.

Les statistiques des Douanes sont corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables. La série de référence est l'indicateur dit FAB-FAB : celui-ci permet de comparer les valeurs des marchandises aux frontières selon une même convention de mesure. Les montants sont provisoires et susceptibles d'être révisés.

L'énergie augmente la facture, l'aéronautique soutient les ventes

Les Douanes attribuent une part importante de la hausse des importations à des achats énergétiques plus coûteux. Les approvisionnements dans ce secteur progressent de 0,9 milliard d'euros en valeur, notamment pour les produits pétroliers raffinés, ainsi que pour les hydrocarbures naturels. Le service statistique insiste sur le rôle de la hausse des prix de l'énergie. Une facture plus élevée n'implique donc pas nécessairement que la France ait importé autant de marchandises supplémentaires en volume.

Du côté des exportations, la progression des matériels de transport atteint 0,6 milliard d'euros. Les livraisons aéronautiques vers le Proche et le Moyen-Orient contribuent particulièrement à cette amélioration. La combinaison de ces mouvements explique qu'un mois de croissance des exportations puisse malgré tout se traduire par un solde commercial moins favorable.

Le communiqué statistique et les séries mensuelles peuvent être consultés directement sur le Kiosque des Douanes, indicateur FAB-FAB et dans sa synthèse mensuelle détaillée.

Des variations différentes selon les partenaires commerciaux

Les Douanes indiquent que le solde des échanges s'est dégradé de 0,7 milliard d'euros avec l'Asie en septembre, en lien notamment avec des achats plus élevés d'ordinateurs et de matériels périphériques. Il se détériore également de 0,5 milliard d'euros avec l'Amérique, notamment sous l'effet des hydrocarbures naturels importés des États-Unis.

La dégradation atteint également 0,5 milliard d'euros avec l'Union européenne et 0,4 milliard avec l'Europe hors Union européenne. À l'inverse, le solde s'améliore de 0,6 milliard d'euros avec le Proche et le Moyen-Orient et de 0,4 milliard avec l'Afrique. Ces valeurs représentent les variations du solde d'un mois à l'autre, et non le niveau total des échanges ou le déficit global de chacune de ces zones.

Dans son compte rendu du 6 novembre, l'AFP reprise par Allnews met également en avant l'effet de la facture énergétique et des exportations aéronautiques. Reuters, repris par Le Journal Chrétien, confirme le déficit de 7,314 milliards et le chiffre d'août révisé.

Pourquoi la Banque de France annonce un autre déficit

Un second indicateur publié ce vendredi peut prêter à confusion. La Banque de France, dans sa balance des paiements de septembre, évalue le déficit des transactions courantes à 2,7 milliards d'euros, contre 1,4 milliard en août. Elle décrit parallèlement un déficit des biens de 6,2 milliards d'euros, des services excédentaires de 4,9 milliards et un solde des revenus négatif de 1,5 milliard.

Ces chiffres ne contredisent pas le déficit commercial de 7,314 milliards annoncé par les Douanes. Les deux organismes ne mesurent pas exactement le même ensemble d'opérations et appliquent des traitements statistiques distincts. Les transactions courantes couvrent notamment les services et les revenus, en plus des biens. Le déficit commercial de marchandises et le déficit des transactions courantes ne doivent ni être additionnés ni présentés comme deux estimations interchangeables de la même somme.

Sur douze mois glissants, la Banque de France chiffre le déficit des transactions courantes à 13,7 milliards d'euros à fin septembre 2026, contre 15,8 milliards un an plus tôt. Cette comparaison annuelle ne gomme pas la dégradation constatée entre août et septembre 2026.

Ce que les chiffres permettent de conclure, et ce qu'ils ne disent pas

Ces résultats indiquent qu'en septembre la valeur des marchandises achetées à l'étranger a dépassé de 7,314 milliards d'euros celle des marchandises vendues. Ce solde ne représente ni un déficit du budget de l'État, ni une somme à rembourser par les contribuables, ni à lui seul une mesure des pertes d'emplois. Les variations de prix, de volumes, de catégories de produits et de calendrier des livraisons jouent toutes un rôle.

Pour apprécier une tendance durable, il faut examiner plusieurs mois, les révisions statistiques, la répartition par secteurs ainsi que les échanges de services et de revenus. Le chiffre du 6 novembre décrit les opérations de septembre déjà mesurées ; il ne permet pas de prédire les résultats des mois suivants.

Sources et méthode

Relecture du 6 novembre 2026 : vérification des unités (millions et milliards), du mois de référence, de la révision du chiffre d'août, du caractère nominal des données et de la différence entre Douanes et Banque de France. La photographie montre une scène portuaire réelle du Havre en 2021. Elle illustre les échanges de marchandises, sans représenter une expédition de septembre 2026.

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