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Salaires des cadres : la rémunération médiane recule à 54 000 euros en 2026, selon l'Apec

La rémunération annuelle brute médiane des cadres du secteur privé atteint 54 000 euros en juin 2026, contre 55 000 euros un an auparavant, indique le baromètre rendu public ce jeudi 5 novembre par l'Association pour l'emploi des cadres (Apec). La baisse est de 1,8 % : c'est le premier recul de cet indicateur depuis 2010, selon l'organisme.

Vue d'archive du quartier d'affaires de La Défense depuis l'Arc de Triomphe à Paris, photographiée le 14 août 2018. Illustration générale du travail de bureau, sans lien direct avec les personnes interrogées par l'Apec en juin 2026. Recadrage 16:9. © Alexandre COPIN / CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.
Vue d'archive du quartier d'affaires de La Défense depuis l'Arc de Triomphe à Paris, photographiée le 14 août 2018. Illustration générale du travail de bureau, sans lien direct avec les personnes interrogées par l'Apec en juin 2026. Recadrage 16:9. © Alexandre COPIN / CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons. Photo : Alexandre COPIN · CC BY-SA 4.0, recadrage éditorial.

Cette somme réunit salaire fixe et part variable éventuelle, avant cotisations et impôts. La médiane signifie que la moitié des cadres de la population étudiée gagne moins et l'autre moitié davantage. Elle ne décrit pas une baisse de salaire de 1 000 euros subie individuellement par tous les cadres.

Une rémunération totale en retrait, mais un fixe médian stable

L'étude Apec publiée le 5 novembre chiffre la rémunération brute médiane à 54 000 euros par an. Son niveau était de 55 000 euros en 2025. Le salaire fixe médian, lui, reste stable à 52 000 euros.

Cette distinction importe : les éléments variables, primes et bonus compris, ne sont pas identiques d'une personne à l'autre et peuvent fluctuer selon le poste et les performances. Le recul de la part de cadres percevant une rémunération variable contribue à la dégradation du tableau général. Ces médianes ne permettent cependant pas de calculer mécaniquement la prime perdue par un salarié donné.

L'AFP, reprise le 5 novembre par Europe 1, et Le Monde, dans son article du même jour, confirment la baisse et son caractère inhabituel.

Moins d'augmentations et une part variable moins fréquente

D'après l'Apec, 46 % des cadres ont bénéficié d'une augmentation en 2026, contre 53 % en 2025 et 60 % en 2024. Ces pourcentages décrivent la proportion de répondants augmentés sur la période observée, pas la hausse moyenne de leur salaire.

La proportion de cadres recevant une rémunération variable tombe à 48 % en 2026, après 50 % en 2025 et 54 % en 2024. La rémunération fixe et les compléments ne suivent donc pas nécessairement la même trajectoire.

Le recul touche des secteurs et des classes d'âge variés, mais l'Apec souligne une dégradation plus marquée chez les cadres de 30 à 49 ans, dans les petites et moyennes entreprises ainsi que dans certains services et le commerce.

Un pouvoir d'achat en baisse, selon la méthode de l'Apec

Une diminution de salaire nominal est différente d'une perte de pouvoir d'achat. Cette dernière tient également compte de la hausse des prix. Selon les calculs de l'Apec, la rémunération des cadres corrigée de l'inflation recule de 3,6 % entre 2025 et 2026, et de 11,6 % sur la période 2007-2026.

Ce sont des mesures agrégées construites par l'organisme, non le parcours de rémunération de chaque individu depuis 2007. Il ne faut pas non plus les confondre avec le revenu net disponible d'un ménage après impôts, cotisations et éventuelles prestations.

Dans le même baromètre, 57 % des cadres déclarent être insatisfaits de leur rémunération. Ce ressenti est mesuré séparément des montants bruts déclarés : il éclaire la perception des salariés, sans démontrer à lui seul la cause de toutes les difficultés professionnelles.

Mobilité professionnelle et écarts entre femmes et hommes

Les cadres ayant changé de poste déclarent plus souvent une augmentation : 68 % après une mobilité interne, 61 % après un changement d'entreprise sans période de chômage, contre 42 % parmi ceux restés au même poste. Il s'agit d'associations observées, et non de la garantie qu'un changement d'emploi procurera une hausse.

L'Apec estime par ailleurs à 6,8 % l'écart de rémunération entre femmes et hommes cadres à poste et profil équivalents. Ce chiffre ajusté ne doit pas être assimilé à l'écart brut, qui compare des rémunérations sans neutraliser les différences de profils ou de postes.

La transparence progresse : 68 % des offres d'emploi cadre diffusées sur apec.fr affichent un salaire en 2026. Ce taux porte sur les offres présentes sur cette plateforme et non sur tous les recrutements en France.

Une enquête menée en juin, publiée en novembre

Le baromètre repose sur une enquête réalisée en juin 2026 auprès de 19 000 cadres du secteur privé clients de l'Apec. Les résultats sont redressés selon plusieurs caractéristiques, dont l'âge, le sexe, le secteur, la région et la taille de l'entreprise, à partir de données de référence.

La publication du 5 novembre 2026 décrit donc des rémunérations et situations recueillies en juin, et non un changement de paie intervenu ce jeudi. Les médianes représentent la distribution des salaires de la population couverte, pas un salaire moyen national de tous les actifs. L'Apec détaille sa méthode et les limites des comparaisons.

Sources et méthode

Les chiffres et la méthode proviennent de l'Apec. La presse indépendante confirme le sens du résultat et le recul historique. Toutes les sommes sont des rémunérations annuelles brutes, sauf mention contraire.

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